mercredi 28 mars 2012

Spectaculaire greffe de visage aux États-Unis


Spectaculaire greffe de visage aux États-Unis

Selon l'université du Maryland, il s'agit de la plus importante opération de ce type réalisée à ce jour.
Quinze ans que Richard Norris n'osait sortir dans la rue sans se cacher derrière un masque. Défiguré par un tir d'arme à feu en 1997, cet Américain âgé de 37 ans a retrouvé une nouvelle apparence grâce à l'une des plus importantes greffes complète de visage jamais réalisées.
L'opération, menée par une équipe de l'université du Maryland, a duré plus de 36 heures. Les chirurgiens ont d'abord dû éliminer toutes les opérations de reconstructions faciales que le patient avait déjà subi au cours des dernières années. À partir de là, ils ont pu greffer une nouvelle mâchoire, de nouvelles dents, un nouveau nez, reconstruire la langue du patient et greffer un visage complet, du crâne à la base du cou.
Ce visage provient d'un donneur d'organes dont l'identité a été maintenue secrète à la demande de la famille de ce dernier. Selon l'équipe de médecins, le nouveau visage de Richard Norris n'est cependant pas identique à celui du donneur. «C'est une combinaison de deux êtres, un vrai mélange», assure le docteur Eduardo Rodriguez, chef de l'équipe de chercheurs et de médecins ayant réalisé l'opération.

mercredi 21 mars 2012

Contraception : Le droit d'en parler

A l’adolescence, le dialogue est souvent difficile entre enfants et parents... La parole circule généralement plus chez les filles que chez les garçons. Elles aiment à échanger sur des sujets intimes. «J’ai beaucoup parlé avec une amie qui était très copine avec sa maman qui lui avait donné des conseils et qui connaissait bien le sujet». 
 - Contraception : Le droit d'en parler

Pourquoi est-il si difficile d’en parler ?
L’adolescence, une mutation pas toujours simple
Les échanges entre parents et enfants restent pourtant trop rares. L’adolescence est une mutation parfois difficile. Les adolescents cherchent à se différencier,se séparer de leurs parents. Ils aiment s’approprier leur corps, leurs codes vestimentaires, leurs musiques... Nombreuses sont les adolescentes qui sont en conflit avec leurs parents.
Pour obtenir des informations sur la contraception, les adolescentes s'adressent en majorité à leurs copines, à l’école, en colonies, en écoutant ou en regardant des émissions sur le sujet (Radio, Internet)... Nombreuses sont celles qui appréhendent d’en parler avec leurs parents. Pour elles, ce serait comme « avouer » qu’elles ont envie ou ont déjà couché avec un garçon, qu’elles ont des désirs sexuels. Elles ont souvent peur du jugement de leurs parents.
Pas facile, d’aborder la sexualité en famille lorsque ce sujet est tabou... La culture familiale, les principes moraux, le poids de la religion voire le contexte familial peuvent expliquer ces réticences. Léa raconte «Mes parents étaient en train de divorcer, ma contraception n’était pas une priorité. Il y avait beaucoup de tensions familiales à ce moment-là, ce n’était pas évident. On parle de la pilule plutôt entre copines en classe et on y réfléchit encore plus sérieusement lors de nos premières amours en vacances.»
Elles aimeraient donc parfois en parler avec leurs parents mais ne s’y autorisent pas. En parler n’est pas une obligation mais ne pas en parler est souvent vécu comme une trahison vis-à-vis des parents qui peut engendrer une certaine culpabilité. Les jeunes filles ignorent qu’elles n’ont pas besoin de l’autorisation de leurs parents pour obtenir la pilule.
CONSEIL : Peut-être faudrait-il déculpabiliser les adolescentes sur leur envie de prendre la pilule. Les informer encore et toujours sur la possible gratuité de celle-ci, et des endroits où la trouver. Amener les généralistes et les spécialistes à avoir un discours bienveillant auprès de ces jeunes qui restent tout de même perdues.

Le rôle parental, pas toujours évident
Si on pointe assez facilement la gêne des adolescents à aborder le sujet de la contraception, les parents représentent eux aussi un maillon parfois défaillant du dialogue familial. Jouer son rôle de parents et accepter de voir son enfant grandir est difficile. Les parents ne sont pas toujours prêts à renseigner leurs enfants sur la contraception, qu'ils ne voient pas encore comme des adultes.Or, l'opinion des parents sur la contraception influence fortement le comportement des adolescents. «Des jeunes filles dont les parents sont naturellement ouverts à toute discussion auront beaucoup plus de facilités à aborder des sujets tabous comme la contraception. Si une jeune fille pense que ses parents sont favorables à la contraception, elle ne se sentira pas gênée de recourir à la pilule,et se protégera donc mieux» explique Patricia Mozdzan, psychologue pour adolescents.
Certains parents, quant à eux, n’osent pas parler de sexualité avec leurs enfants. Ils ont peur de cautionner un acte avec un compagnon qu’ils ne connaissent parfois même pas. De plus, avec le sida, si certains parents s’aventurent sur le sujet de la sexualité, c’est plutôt pour parler de préservatifs.
D’autres ont du mal à imaginer leurs enfants ayant des rapports sexuels. Il est important que l’accompagnement parental soit sexué, dans le domaine de la sexualité. Filles et garçons ont en effet besoin d’interlocuteurs du même sexe qu’eux. «On se sent mieux compris par quelqu’un qui a un corps semblable à soi et qui a rencontré les mêmes questionnements» explique Patricia Mozdzan. La fille a besoin d’une mère ou d’un substitut maternel,avec qui elle puisse évoquer son rapport à son corps, à la séduction, au regard des hommes ; sa peur des premières relations, de l’acte sexuel, etc.
CONSEIL : Les parents doivent accompagner l’adolescent dans sa découverte de la sexualité tout en acceptant qu’il leur échappe. Il faut éviter d’être intrusif en le questionnant et d’être trop complice. Cela infantilise l’adolescent car il se retrouve en position de « tout dire » à ses parents comme lorsqu’il était petit. Les relations mères-filles trop proches ne sont pas structurantes. Il faut être à l’écoute mais ne pas devancer leur appel. Aborder le sujet lors de l’apparition des règles de manière simple et légère.

Certaines mères peuvent se sentir en concurrence avec leurs filles. Une fille réglée c’est une femme en devenir et l’accepter n’est pas toujours simple pour elles. Il y a aussi les mères qui n’osent pas aborder le sujet mais qui emmènent leur fille chez le gynécologue pour un problème d’acné ou de règles douloureuses. Problèmes pour lesquels la pilule est généralement prescrite. Le sujet de la contraception est ainsi éludé. «Il est toujours intéressant de constater qu’une mère accompagne sa fille chez le gynécologue après ses premières règles pour un problème d’acné. On peut considérer qu’inconsciemment elle passe le relais au gynécologue sans vraiment aborder le problème de la contraception» constate Patricia Mozdzan. D’ailleurs, il faudra attendre que sa fille ait 16 ans et qu’elle soit avec un petit ami pour qu’elle lui en parle à nouveau et qu’elle parle aussi des préservatifs. Comment une mère peut-elle penser que sa fille de 16 ans qui a un petit copain depuis un certain temps ne soit pas en passe de devenir une femme ? Comment n’a-t-elle pas pu anticiper ?
CONSEIL : Quand une mère rencontre des difficultés à parler de contraception avec sa fille, le mieux est de l’orienter vers le médecin généraliste ou le gynécologue. Elle peut saisir un prétexte (acné, rappel de vaccin..). Le plus tôt est le mieux pour éviter que les mises en garde maternelles tardives soient vécues comme une rivalité, un désir d’empêcher la jeune adulte d’avoir une sexualité.

Les pères sont majoritairement empruntés avec la question de la contraception, mais les nombreuses séparations conjugales les rapprochent de leurs enfants. Ils sont de plus en plus au courant d’achats de serviettes hygiéniques outampons. Et quand ils le sont, ils comprennent que leur fille peut avoir une relation sexuelle mais, ils restent protecteurs. Leur fille dans les bras d’un autre...impossible. Si un garçon peut être encouragé de leur part à avoir une amoureuse, c’est rarement le cas pour leur fille. Il est bon qu’il accompagne sa fille de son estime, notamment dans ses orientations culturelles ou plus tard professionnelles. Il lui montrera sa confiance, sans curiosité à propos de ses relations amicales et/ou amoureuses.
CONSEIL : Ne pas hésiter à lui parler de manière simple et légère, par exemple «Comme ta mère t’en a sûrement parlé, si tu as besoin de voir un gynécologue, il n’y a pas de problème».

Changer de ville, changer de vie ?



 - Changer de ville : s'installer dans une nouvelle ville
Nouvelle ville, nouvelle vie...

Vous partez pour une grande aventure puisque vousavez décidé de changer de ville ! Une aventure passionnante mais pas forcément facile au début. On imagine que vous avez déjà donné votre préavis, organisé le déménagement avec des copains bien musclés, etc.

Mais le tout n’est pas de faire de beaux cartons bien numérotés, encore faut-il penser à préparer votre arrivée en amont. A quoi faut-il penser ? Comment anticiper ?

Ainsi, une fois sur place, vous aurez moins de choses à gérer et pourrez vous concentrer sur l‘essentiel : une bonne adaptation personnelle et professionnelle.

changement de lieu de travail

 
 - Changement de lieu de travail : comment travailler ailleurs
A moins d’avoir décidé de prendre une année sabbatique, vous n’avez certainement pas l’intention de vous tourner les pouces professionnellement parlant. Vous avez raison, ce n'est pas le moment !

Alors si vous profitiez d'une conjoncture économique en pleine mutation pour tout modifier ? Pour opérer un vrai changement de lieu de travail ? Et peut-être aussi de lieu de vie ?

Et malgré les tonnes de cartons, de papier bulle et de paperasse qui accompagnent une mutation, un tournant de carrière, voire le suivi de votre conjoint, n'abordez pas le changement de votre lieu de travail avec légèreté. Au contraire, préparez cela dans les règles de l'art. De la recherche à l'adaptation, suivez le guide pour que tout se passe au top !

Optimiste moi ? J'espère bien !

Depuis quelques mois, on entend parler de bonheur, de positivisme, et pourtant ces notions restent bien souvent lettres mortes, tant les infos abrutissent notre moral à grand renfort de crise financière ! 
Ne nous laissons pas atteindre, et apprenons à penser positif. 

Un vocabulaire optimistePour cela, il existe tout un vocabulaire qu'il faut adopter tout de go. Thierry Saussez, écrivain, penseur et surtout optimiste professionnel, vous guide pour que vous puissiez parler bientôt l'optimiste couramment !

Le trio de tête parmi vos maîtres mots : bonheur, espoir, persévérance 
Pas facile à apprendre ça, il va vous falloir un peu d'exercice... A moins que sagesse, action, bonne humeur ne vous parlent d'avantage, et ne facilitent votre processus d'"optimismisation" ?
A dompter rapidement : négativisme, peurs, catastrophisme. Pour vous y aider, quelques pistes à suivre : carpe diem, bonté, ouverture d'esprit.

Et vous en redemanderez ? Oui évidemment : c'est tellement agréable de positiver, de s'enthousiasmer, et de faire passer ses idées roses, car la pensée positive, sachez-le est contagieuse et sans danger.
Alors prête pour devenir une optimiste exemplaire ?  

7 défauts à cultiver absolument

 miss parfaites, nous avons un message pour vous de la plus haute importance !


 - Défaut : ces défauts à assumer
S'accepter comme on est
Si vous acceptiez de baisser la garde un petit peu et d'assumer que la mère idéale n'existe pas plus que le bon coup au lit ou encore l'amoureuse exemplaire ? 
Et si vous compreniez enfin que vos imperfections, vos coups de gueule, vos échecs, vos comportements compulsifs, votre sale caractère pouvaient constituer de véritables atouts ?

Un défaut n'est pas forcément vilain
Jalouse, gourmande, voyeuse, dépensière, fière de vous, reine du commérage, et même parfois flemmarde (ouh, alors là, ça frise l'enfer et la damnation !), avouez-le, c'est tout de même assez jouissif de se lâcher parfois ! 

Car il est vrai, on est loin d'être parfaitse et si on se laisse aller à ces petits défauts-là, c'est aussi parce qu'on y prend goût. 

Les sept défauts qui appellent l'indulgence


Mais si au lieu de culpabiliser et de s'autoflageller, on décidait plutôt d'assumer ? Car, à bien y réfléchir, nous ferions mieux de chérir certains défauts, puisque de toute façon,  on ne s'en séparerait pour rien au monde !
La preuve par sept pour assumer parfaitement :

La paresse
La curiosité
La gourmandise
L'orgueil
La médisance
La fièvre acheteuse
La jalousie 

Famille, le nouveau puzzle

Une grande enquête famille 

Alors que la famille vit de profondes mutations, vous nous avez encore une fois dit combien vous y étiez profondément attaché !

Vous avez été plus de 2 700 à répondre à notre grande enquête consacrée à la famille.
Votre famille idéale, votre vie ensemble, les nouveaux schémas familiaux...Toutes ces questions et bien d’autres encore nous ont permis de faire un arrêt sur image sur la vision que vous avez de la famille.
Agnès de Viaris, psychologue et spécialiste de la famille, a décrypté pour nous les résultats de cette enquête et nous en livre les clés. Elle observe pour nous vos réponses : "Les répondants appartiennent à la Génération Y : Ce sont des femmes jeunes, la moyenne d'âge est d'une trentaine d'années, et leurs réponses reflètent bien les préoccupations et les attentes ressenties dans cette tranche d'âge de la population française."

Tous les conseils du coach job pour trouver du travail

Vous recherchez un emploi, ou vous souhaitez changer de poste ? Votre objectif : être la meilleure et trouver le travail dont vous rêvez tant...

Décrocher un job se fait en plusieurs étapes, et avant de trouver, il faut savoir bien chercher ! Comment rédiger son CV de manière optimale et se préparer pour l'entretien d'embauche par exemple se révèlent des étapes déterminantes. Il faut savoir se démarquer et se vendre.

Comment améliorer vos recherches d'emploi ? Comment bien construire votre CV ? Comment utiliser internet dans votre recherche d'emploi ? Ou encore comment réussir votre entretien d'embauche ?

Vos interrogations, toutes plus pertinentes les unes que les autres, ont suscité un vif intérêt de la part de Patrick Taranto*, coach et expert emploi chez notre partenaire Wengo. Il a répondu à un maximum de vos questions lors d'un chat exceptionnel et vous donne les clés pour être LA meilleure. 

Découvrez sans plus attendre les conseils du coach emploi et prenez des notes. 

Qu'est-ce qui vous empêche de vous lâcher vraiment ?

 le plaisir féminin, notre quête à toutes ! 

Dans un couple, chacun est au moins à 50% responsable de son plaisir. Le vôtre, certains blocages vous empêchent parfois de le toucher du doigt. 


mardi 6 mars 2012

Une morte sort de son cercueil!


En Chine, déclarée morte après avoir été assommée à la suite d’une chute, une dame de 95 ans s’est extraite de son cercueil, Mais comment est-ce possible?!
C’est ce que l’on appelle un « come back » et de loin même,du royaume des morts! Une Chinoise de 95 ans déclarée morte est sortie de son cercueil pour se préparer à manger la veille de son enterrement.
Les faits se sont déroulés il y a une quinzaine de jours exactement. Liu Xiufang a été retrouvée inanimée avec une blessure à la tête à son domicile. « Elle ne respirait plus mais son corps était encore chaud« , raconte un voisin qui a découvert la grand-mère. Selon les médecins, Li Xiufeng était en état de mort apparente.   »Merci à la tradition locale de garder le cercueil dans la maison pendant plusieurs jours », avoue un médecin chinois. « Sinon, elle n’aurait jamais pu être sauvée ».
On place Liu Xiufang dans un cercueil qu’on laisse entreposé dans le salon familial, comme le veut la tradition chinoise, son enterrement étant prévu le 24 février. Sauf que M. Qinwang, qui s’est occupé de placer la vieille dame dans le cercueil, a pris soin de ne pas clouer la boîte mortuaire,un fait qui va sauver la mamie.
Après quelques jours, la grand-mère se réveille tranquillement, pousse le lourd couvercle, et va directement à la cuisine pour se préparer un repas ! « J’ai dormi pendant une longue période. Après le réveil, j’ai eu très faim, et j’ai alors décidé de me faire cuire quelque chose à manger« , aurait-elle déclaré à des voisins,tout simplement! Sauf qu’avant de filer aux fourneaux, Liu Xiufang n’a pas pris la peine d’avertir ses proches qu’ils pouvaient annuler l’inhumation.Les voisins on réagi comme en voyant une morte vivante devant leurs yeux,la totale panique! « Nous avons été tellement terrifiés qu’on a rameuté tout le quartier.

Enfanter après la retraite à 66 ans!

En Suisse, une femme pasteur de 66 ans, retraitée, a récemment donné naissance à des jumeaux.Elle a subi une insémination artificielle…
Récemment en Suisse, une retraitée de 66 ans a donné naissance à des jumeaux. L’accouchement de la femme a eu lieu à l’hôpital cantonal des Grisons à Coire en Suisse. L’évènement a été confirmé par l’agence ATS sans donner plus d’informations sur les deux naissances.
Comme l’explique le journal helvétique, cette retraitée de 66 ans est devenue la femme la plus âgée à avoir accouché en Suisse,c’est un record remarquable,un fait bizarre d’ailleurs. L’ancien record a été détenu par une femme qui avait enfanté en 2010 à l’âge de 64 ans. Concernant cette femme miracle, le journal indique qu’elle est allée en Ukraine, pour organiser sa grossesse.Comme si la nature n’avait pas de limites et que l’espoir ne meurt point.

Le langage des bébés enfin décodé par iPhone!

Guigoz invente une application iPhone qui assimile le langage des bébés et offre donc la possibilité d’entrer dans ce monde mystérieux des chérubins en utilisant l’application AppStore.Le groupe Guigoz a présenté une application des plus insolites qui prétend pouvoir comprendre les bébés. Nos anges n’auront plus de secret pour nous puisque leur monde sera dévoilé par la nouvelle application AppStore pour notre plus grand plaisir.
En effet, on imagine souvent les nouveaux nés naïfs et spontanés, ce qui est avéré point vrai puisque le décryptage révolutionnaire fait par Guigoz nous force à remettre ce préjugé en question. Par exemple, lorsqu’on pense les faire rire avec nos horribles grimaces, ils ne font en réalité que se moquer de nous les malins. lol
Ces petits chérubins ont donc beaucoup plus de bon sens que ce qu’on pourrait penser.C’est donc avec une bonne dose d’humour que la marque d’aliment pour bébés nous présente cette innovante application.

Demander pardon : Quand? Comment? Et pourquoi est-ce si difficile?

Vous savez que vous avez dit une parole blessante ou avez mal agi… Vous avez envie de demander pardon, et en même temps, cela vous paraît insurmontable de vous excuser. Pourquoi est-ce si pénible ? Eclairage de Maryse Vaillant, psychologue clinicienne, auteur entre autres de l’ouvrage « Pardonner à ses parents ».
Demander pardon implique de reconnaître ses torts et d’accorder plus d’attention à l’autre qu’à soi-même. C’est vouloir préserver la relation, une démarche pacificatrice parfois difficile.
Demander pardon : difficile de reconnaître ses fautes
« Demander pardon, c’est reconnaître une faute » explique Maryse Vaillant, psychologue clinicienne.
Or, nous préférons avoir raison et rejeter sur l’autre l’origine de notre faute : « C’est à cause de lui que j’ai commis une erreur« .
Ainsi, les enfants disent souvent: « C’est lui qui a commencé » ! Pourquoi accepte-on de reconnaître ses torts ?
« En reconnaissant cette faute, on essaye d’intervenir sur l’autre afin que la relation ne soit pas rompue » souligne Maryse Vaillant.
« On préfère alors ne pas avoir raison mais maintenir la relation en arrêtant d’imputer à l’autre la responsabilité de la crise, Demander pardon, c’est faire un pas en arrière par rapport à son propre narcissisme, accorder plus d’attention à une relation qu’à soi. Ce qui n’est pas sans difficulté : « Avouer que l’autre est plus important que soi-même nous met une position psychique difficile. Il est difficile de quitter son propre narcissisme, d’abandonner sa position de victime et de reconnaître sa part d’erreur » ajoute-t-elle.
D’autant plus si l’on n’a pas voulu s’excuser pendant des années ! Après, « la difficulté dépend de la chose qu’on se reproche et de la relation avec la personne que l’on estime avoir lésée » estime la psychologue.
Demander pardon : un acte centré sur la relation
« Demander pardon est un acte en deux mouvements » explique Maryse Vaillant.
Le premier mouvement est centré sur soi : « Je regrette mes actes, mes paroles… ». Il peut être motivé par un besoin de paix intérieure, une culpabilité.
Le deuxième est centré sur l’autre : « Je voudrais que tu me pardonnes la souffrance que tu as ressenti de mon fait ». C’est un besoin de paix relationnelle.
« Ainsi, dans une demande de pardon, il est bien d’exprimer le regret de sa propre faute puis de présenter ses excuses, son désir de pardon, sans obliger l’autre à vous pardonner » conseille Maryse Vaillant. Certains n’y arrivent pas. « Les personnalités paranoïaques sont incapables de reconnaître leurs fautes car elles ont toujours raison, ce sont toujours elles les victimes » dit Maryse Vaillant. A l’inverse, les personnes plus dépressives ont tendance à trop s’excuser. Le conseil de la psychologue ? Il ne faut pas demander pardon pour tout et rien, il y a ces crises qu’il ne faut pas éviter.
Demander pardon : les bons mots et la bonne forme
Une fois la démarche entamée, la décision prise, il va falloir sauter le pas… Et ça n’est pas toujours évident se savoir comment s’y prendre…
« Il est important de trouver le bon moment et la bonne forme pour demander pardon » explique Maryse Vaillant. Faut-il demander pardon par écrit ou par oral ? « Cela dépend de l’ampleur de la faute et du ressentiment installé autant que du sentiment de culpabilité » estime la psychologue. La forme orale convient dans des conflits banaux. « Par contre, si l’on est fâché avec sa soeur depuis 10 ans, une lettre est nécessaire. Cette forme permet de peser ses mots, de garder une trace et on donne à la personne qui reçoit la lettre le temps de s’en saisir, de réfléchir » explique-t-elle. Les mots comptent aussi. « Il faut éviter le mot pardon, qui est très banalisé » dit Maryse Vaillant. Essayez plutôt de dire : « Je suis désolé(e), je n’aurais pas dû te parler comme ça, te faire cela, je regrette ce que j’ai dit ou ce que j’ai fait… ». Enfin, pour cette psychologue, il convient de « donner une certaine solennité à la demande de pardon si l’affaire est publique ».
Pour finir, retenez que : « Demander pardon, reconnaître ses torts, ce n’est pas facile mais c’est une position adulte, de grande maturité, qui apporte la paix intime » indique Maryse Vaillant. A ne pas oublier !